Ouach! C'est ce que la plupart des gens penseront ― et c'est là une des problématiques du domaine ― et je suis d'accord avec eux, du moins pour ce que j'en sais. Cependant, j'y suis présentement plongé de la tête aux pieds. Eh oui! Sans le vouloir, j'ai les deux jambes trempées dans une démarche politique pour faire valoir l'utilité et l'efficacité de ce que nous avons construit depuis déjà 3 ans : "L'ensemble Communiqu'Art". Mais pourquoi donc je m'acharne?
Sachez ceci, cher lecteur : si j'ai pris la décision de vous écrire les quelques lignes importantes qui suivent, c'est que j'ai fait moi-même une découverte qui pourrait ébranler quelques individus. Que voulez-vous? Je suis un artiste, j'ai le droit de m'exprimer, je pense même que c'est un devoir de partager ça avec vous.
Il ne faut surtout pas déranger, ni provoquer les choses qui sont mises en place. Selon moi, les artistes, face à leur rôle social, qu'ils le veulent ou non, se doivent de rester libres et d'exprimer ce qu'ils ressentent à travers l'art ou encore un média, n'est-ce pas? (Ici, je ne parle pas de ceux et celles qui pratiquent une forme d'art ou une technique pour reproduire des images ou encore faire de cette pratique un passe-temps).
Partons du fait que la politique, c'est «le pouvoir» et le «pouvoir» c'est réussir à s'entourer de gens qui s'accordent à vos idées et qui en trouvent leurs bénéfices. Les arts visuels, bof! La plupart diront qu'il n'y a pas d'argent à faire dans ce domaine, que ce n'est pas important et que les artistes sont toujours en difficultés financières. C'est chacun pour soi et, de plus, ce n'est pas crédible d'être un simple artiste dans un milieu d'affaires. Il n'y a pas vraiment de profits à faire et pourtant... J'ai ici une grande nouvelle pour vous... Les affiches de campagnes électorales soigneusement «photoshopées» ne sont-elles pas une forme d'art visuel?
Et qui, selon vous, utilise les artistes pour se forger un capital politique? Pourquoi pensez-vous que cette recette fonctionne? Et si je vous parlais des politiques culturelles et familiales implantées partout à travers les municipalités de la province? Ouch! Touche pas à ça, qu'on m'a clairement dit! Pourtant, les installateurs de panneaux seront payés pour leur travail, mais les artistes exposants leurs œuvres devront payer pour exposer!!! Ma foi, n'est-ce pas l'ensemble des artistes et leurs œuvres qui attire le grand public? Où est donc la logique? Comprenez-le bien : c'est peut-être terminé pour moi d'obtenir des appuis financiers, si possibilité il y a, après la diffusion de ceci. De toute façon, je n'ai rien à perdre puisque je n'ai jamais rien pu obtenir vraiment, étant un artiste dans son atelier, un peu rêveur et pas trop crédible. Je ne suis pas «plogué»... et surtout pas très en moyen. Alors il ne me reste que vous et votre participation, cher lectorat de Communiqu'Art.
La réalité maintenant, c'est qu'un artiste en art visuel réussit à bâtir une structure efficace et souhaite la partager avec les autres de son milieu... Il n'a pas le droit. Tout le crédit de l'idée doit être transféré à des gens qui s'alimenteront sur notre dos, encore... À ceux-là, je crie à la Edvard Munch... Lâchez-nous et permettez-nous de communiquer entre nous afin qu'on puisse réussir sans rien vous devoir. Aaaarg! Cessez donc de vouloir tirer profit des nos idées originales et avant-gardistes... Merde! N'êtes-vous pas déjà assez bien nantis avec vos salaires soutirés à même nos impôts? Moi, je n'ai que ma dignité et ma famille à faire vivre.
Finalement, je constate que c'est un grand avantage d'être et de rester une publication indépendante, non-subventionnée, sans aucune aide financière, et donc non-influençable. Et cela, je le partage avec vous tous, les artistes en art visuel qui veulent bien s'exprimer à travers un média qui nous appartient... Voilà le vrai fond de l'histoire, voilà ce qui me motive : réussir à rassembler des gens issus du même domaine et leur donner la possibilité de participer afin d'améliorer le sort de la culture d'ici, pour de bon et une fois pour toutes! Réussir à prendre du crédit et obtenir une force dite «politique», c'est malheureux, mais c'est ainsi que, semble-t-il, la société fonctionne. Et même si cela me dégoûte de devoir jouer ce jeu, je réussis tout de même à y trouver un certain plaisir. Ma démarche est noble, nécessaire et utile à l'amélioration de notre société. Alors, je ne joue pas de jeu : je ne fais que simplement m'amuser et là est toute la différence. J'apprends à me tracer un chemin à travers les dédales politiques et de rencontres avec des gens que je pensais pour la plupart réceptifs et en accord avec ce type de projet... Hum! Hum! Mon œil! Rien de concret, rien de concluant, que des poignées de main! Effort après effort et scrutant minutieusement les coins de la case départ, je dois moi-même vendre les idées et les raisons de doter notre communauté d'un média rassembleur afin de pouvoir en faire émerger des solutions favorables pour tous! Cependant, je me sens seul.
Le suis-je? De grâce, ne me dites pas comment faire pour obtenir de l'aide, soyez plutôt participant.
En conclusion, mes idées et mes démarches dérangent. Il y a des gens, que je nommerai pas, qui tentent de me barrer la route vers un certain succès. Simplement parce que réussir à obtenir une masse de gens qui vous lisent et vous suivent de semaine en semaine s'avère être un peu dangeureux. C'est politique, semble-t-il...(?) Comme une œuvre d'art présentée qui prend tout son sens face à ceux et celles qui restent réceptifs aux messages que la vie leur présente.
Ce que je veux a peu d'importance, mais ce que nous avons besoin pour l'ensemble, oui! C'est mon opinion. Ma décision d'écrire ceci est une grande libération pour moi et je souhaite qu'elle puisse être révélatrice pour vous et ce, même si vous n'avez aucune idée de l'exactitude de ce que je tente de partager. Un jour, peut-être, vous participerez... Et là, vous comprendrez.
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